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Conseils

Métiers en tension 2026 : ce que la liste change (et ne change pas) pour recruter un Européen

Votre métier figure-t-il sur la liste des métiers en tension ? Beaucoup d’employeurs pensent qu’il le faut pour recruter à l’étranger. Pour un salarié de l’Union européenne, ce n’est pas le cas. La liste reste utile à lire, à condition de savoir ce qu’elle mesure.

Soudeur au travail sous son masque dans un atelier de métallerie

Quelle liste s’applique en 2026

La liste en vigueur est fixée par l’arrêté du 21 mai 2025, publié au Journal officiel du 22 mai 2025. Elle remplace la liste établie en 2021 et actualisée en 2024. Au 17 septembre 2026, ce texte n’a pas été modifié. Le ministère du Travail indique qu’elle a vocation à être révisée chaque année : vérifiez la version en vigueur sur Légifrance avant de vous y référer.

La liste est établie par région, pour les treize régions de métropole, et raisonne en familles professionnelles plutôt qu’en intitulés de poste. Chaque région en retient de 23 (Bretagne) à 41 (Île-de-France), soit 84 familles différentes au total.

À quoi elle sert

Elle a deux usages, qui concernent tous deux des travailleurs non européens :

  • L’autorisation de travail. Pour embaucher un ressortissant d’un pays extérieur à l’Union européenne, l’employeur demande une autorisation de travail. En principe, il doit d’abord avoir publié son offre pendant trois semaines auprès du service public de l’emploi, sans trouver de candidat. Si le métier figure sur la liste de la région, cette publication préalable n’est pas exigée (article R5221-20 du Code du travail). L’autorisation de travail, elle, reste nécessaire.
  • La régularisation par le travail. Depuis la loi du 26 janvier 2024, un étranger en situation irrégulière qui a travaillé dans un métier de la liste peut demander un titre de séjour, sous conditions de durée de résidence et d’activité (article L435-4 du CESEDA). Ce dispositif expérimental court jusqu’au 31 décembre 2026, et le préfet reste libre de sa décision.

Pourquoi elle ne concerne pas un salarié européen

Un ressortissant de l’Union européenne, de l’Espace économique européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de la Suisse n’a pas besoin d’autorisation de travail pour être salarié en France. Un Roumain, un Polonais, un Portugais ou un Bulgare s’embauche comme un salarié français : contrat de travail, déclaration préalable à l’embauche, mêmes droits et même convention collective.

Conséquence directe : que votre métier figure ou non sur la liste de votre région ne change rien à la possibilité d’embaucher un salarié européen. Un plombier roumain peut être recruté en Bretagne, où ce métier ne figure pas sur la liste, exactement comme un maçon en Occitanie, où il figure. Les formalités sont détaillées dans salarié roumain ou polonais en France.

Ce que la liste ne mesure pas

On lit souvent la liste comme un baromètre de la pénurie. Ce n’en est pas un. Pour l’établir, le ministère du Travail a retenu deux critères : la tension de recrutement, mais aussi une présence significative de travailleurs étrangers non européens dans le métier, par rapport à la moyenne nationale. Un métier très difficile à pourvoir, mais où ces travailleurs sont peu nombreux, peut donc ne pas y figurer.

Quelques familles d’ouvriers qualifiés du BTP, de l’industrie et de la logistique :

Famille professionnelleRégions où elle figure, sur 13
Maçons12, toutes sauf l’Île-de-France
Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment12, toutes sauf la Bretagne
Soudeurs9, toutes sauf la Corse, les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la Normandie
Chefs de chantier, conducteurs de travaux (non cadres)6
Couvreurs3 : Île-de-France, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur
Électriciens du bâtiment3 : Corse, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur
Conducteurs d’engins du BTP2 : Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur
Ouvriers qualifiés du magasinage et de la manutention1 : Centre-Val de Loire
Conducteurs routiers1 : Provence-Alpes-Côte d’Azur
Plombiers, chauffagistesaucune
Menuisiers et ouvriers de l’agencement et de l’isolationaucune

Les familles d’ouvriers non qualifiés, plus larges, y figurent plus souvent : gros œuvre et second œuvre du bâtiment dans 11 régions chacun, industries agroalimentaires dans 11 régions également.

Or, dans l’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail, 65 % des 143 000 projets de recrutement du BTP sont jugés difficiles par les employeurs, contre 43,8 % tous secteurs confondus. France Travail cite en premier les maçons, les charpentiers, les électriciens et les conducteurs de travaux. L’absence d’un métier sur la liste ne dit donc pas qu’il se recrute facilement.

Pour savoir si votre métier est vraiment en tension

  • L’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail, publiée chaque printemps : nombre de projets de recrutement et part jugée difficile, par métier et par bassin d’emploi.
  • Vos propres chiffres : le nombre de candidatures reçues sur vos dernières offres, et le délai pour pourvoir vos postes.
  • Votre grille de salaires face aux offres publiées pour le même poste dans votre bassin : quand un métier est tendu, c’est souvent là que se joue la différence.

Ce que la liste vous apprend malgré tout

Si votre métier figure sur la liste de votre région, c’est un signe que d’autres employeurs cherchent les mêmes profils, souvent au-delà des frontières. Un besoin précis — poste, salaire, durée, logement, date de démarrage — permet aux agences de vous répondre plus vite, et avec des candidats qui correspondent.

S’il n’y figure pas, recruter un salarié européen reste possible dans les mêmes conditions. Il est payé selon votre convention collective, comme un salarié français : ce que coûte une mission d’intérim est détaillé dans combien coûte un intérimaire.

Ce que fait Renfort Europe

Nous transmettons votre demande à des agences qui recrutent en Europe et embauchent sous contrat de travail français — entreprises de travail temporaire et cabinets de recrutement —, que votre métier figure ou non sur la liste, puis nous vous remettons leurs propositions. Décrire votre besoin prend cinq minutes.

Liste en vigueur au 17 septembre 2026 : arrêté du 21 mai 2025 (Journal officiel du 22 mai 2025), consultable sur Légifrance. Chiffres : enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail, publiée le 21 avril 2026. La liste a vocation à être révisée chaque année : vérifiez la version en vigueur avant toute démarche d’autorisation de travail.

Rédigé par l’équipe Renfort Europe, qui travaille depuis 2021 dans des agences d’intérim recrutant en Europe, en détachement comme en contrat français.

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Décrivez-le en cinq minutes. Nous consultons les agences qui recrutent en Europe et embauchent sous contrat français, et nous vous transmettons leurs propositions. Gratuit, sans engagement.

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